TORTICOLIS CONGENITAL & PLAGIOCEPHALIE


TORTICOLIS CONGENITAL

Le torticolis ou « cou tordu » est dit congénital, parce qu'il existe dès la naissance. Il se manifeste par une position figée de la tête, inclinée d'un côté, et tournant plus facilement du côté opposé.

Son origine : Nous considérons que le torticolis congénital est consécutif à des contraintes mécaniques de compression imposées sur la base du crâne par malposition intra-utérine ou par une compression de fin de grossesse ou par la naissance elle-même. La compression de la base provoque une irritation unilatérale du nerf spinal (XIe nerf crânien), ce qui conditionne une contracture des muscles de la nuque (notamment, le muscle sterno-cléido-occipito-mastoïdien). Le torticolis congénital peut être ou non associé à une plagiocéphalie.


Ses conséquences :

  • Structurelles : l'enfant vit et grandit avec la tête de travers.

  • Le risque est également qu'une position figée de la tête ne le fasse reposer toujours du même côté lorsqu'il est allongé, provoquant ou aggravant une plagiocéphalie positionnelle.

  • Fonctionnelles : la rotation de la tête est limitée d'un côté. Cela peut avoir des conséquences gênantes dans l'allaitement maternel. Un côté est plus problématique.

  • À plus long terme, la dissymétrie maintenue sur la base du crâne peut être à l'origine de problèmes d'occlusion dentaire et de scoliose.

Ce que peut faire l'ostéopathie : le traitement est relativement facile et efficace. Il consiste à décomprimerla base du crâne, à la remodeler pour lui rendre sa symétrie, relâcher les tensions cervicales et dorsales, ainsi que les épaules, parfois un traitement du bassin et des lombaires peut aussi être nécessaire (votre bébé est toujours traité dans sa globalité, pas uniquement son cou). Le traitement ostéopathique est d'autant plus efficace et rapide que l'enfant est vu rapidement après la naissance. Plus on attend, plus les structures se figent et s'organisent dans leur malposition et plus il devient difficile de modifier la forme.



PLAGIOCEPHALIE, BRACHYCEPHALIE, CRANIOSTENOSE


Ce sont des déformations crâniennes apparaissant chez l’enfant durant la grossesse ou dans les premiers mois de la vie.

La plagiocéphalie positionnelle (du grec « plagios », oblique, et « kephalê », tête) est une déformation crânienne caractérisée par la présence d’un aplatissement asymétrique, sur l’arrière ou un côté de la tête, aplatissement secondaire à une contrainte mécanique sur le crâne, pré ou post-natale.

Les caractéristiques fréquentes d'une plagiocéphalie sont :

- L’avancée de l'oreille du côté atteint, plus proche du visage que l'autre oreille,

- L’apparition d'une bosse "de compensation" sur le front du côté de la déformation,

- La tête prend la forme d'un parallélogramme.


La brachycéphalie (du grec « brakhus», court, et « kephalê », tête) est une déformation crânienne caractérisée par une tête large et peu profonde, avec l’arrière aplati.

Les Caractéristiques fréquentes d'une brachycéphalie :

- L’aplatissement de tout l'arrière du crâne

- Un front avancé

- La boîte crânienne montant à l'arrière

- Le ratio largeur/profondeur du crâne dépasse les 78%, voire les 100%


La craniosténose se distingue par une fermeture prématurée d’une ou plusieurs sutures crâniennes alors que la plagiocéphalie positionnelle est, comme son nom l’indique, liée à l’exercice d’une contrainte mécanique externe. Ce sont donc deux problèmes très différents. Une plagiocéphalie positionnelle peut être traitée de différentes manières (repositionnement, ostéopathie, casque…), alors que seule la chirurgie pourra venir à bout d’une craniosténose.

Les craniosténoses sont nettement plus rares que les plagiocéphalies positionnelles et concerneraient 1 naissance sur 2000.


Les causes des brachycéphalies et plagiocéphalies positionnelles :

-Cause utérine (manque de liquide amniotique pouvant entraîner des pressions supplémentaires et un aplatissement de la tête du fœtus, anomalie utérine, position en siège...)

-L’Accouchement (travail prolongé, utilisation de matériel...)

-Torticolis : Si l’enfant naît avec un torticolis congénital ou un autre problème mécanique l’empêchant de tourner sa tête convenablement, cela augmente le risque d’engendrer le développement d’une plagiocéphalie positionnelle.

-Les enfants nourris au biberon : lié au manque de changement de position et non au mode d’alimentation

-Position prolongée sur le dos (surtout sur une surface dure). Le nombre de cas d’enfants atteints de plagiocéphalie positionnelle a fortement augmenté depuis les années 1990 et la campagne de couchage sur le dos.


A quel âge les déformations positionnelles apparaissent-elles ?

Dans certains cas, une plagiocéphalie est présente dès la naissance. Plus souvent, elle s’installe peu à peu pour commencer à être visible à l’œil nu entre 6 à 8 semaines de vie.

C’est très tôt qu’il faut agir pour éviter que la plagiocéphalie ne se développe : n’hésitez pas à signaler tout début de plagiocéphalie à votre médecin, à amener votre enfant très jeune chez un ostéopathe (idéalement dès le premier mois, ou dès que possible), et à varier les supports et positionnement.


Les conséquences :

ð La principale est la création d'anomalies dans l'occlusion dentaire et la création d'une scoliose.

ð Il y a, bien évidemment des conséquences d'ordre esthétique.

ð Dans la plagiocéphalie positionnelle, le développement psycho-moteur de l'enfant est rarement perturbé


Conseils et Prévention :

*Il est vivement conseillé, dans tous les cas, que votre enfant présente ou non une déformation crânienne à la naissance, de consulter un ostéopathe dans le premier mois : à 15 jours ou 3 semaines de vie, afin de vérifier les sutures de la tête et que tout est bien libéré, cou y compris. Cette recommandation est encore plus valable si vous avez vécu un accouchement avec instruments, cordon autour du cou, tête mal engagée pendant le travail...

*Couchez alternativement votre bébé en inversant pieds et tête dans le lit, en particulier si le lit est contre le mur. En effet, un enfant est généralement attiré par la lumière et par le côté où vont arriver ses parents. L’objectif de cette alternance de couchage sur le dos dans un sens et dans l’autre du lit est de favoriser une bonne rotation de la tête pour éviter l’installation de plagiocéphalie.

*Alternez la position dans laquelle vous donnez à manger à votre bébé (une fois à droite, une fois à gauche) Vous pouvez placer un coussin moelleux entre sa tête et votre bras.

*Evitez autant que possible le contact avec une surface sous la tête de façon prolongée (transat, lit, siège auto, fond de parc etc.)

*Présentez lui des jouets tantôt à droite, tantôt à gauche.

*Favorisez l’éveil sur le ventre : c’est le couchage sur le ventre qui est déconseillé mais le jeu sur le ventre dès tout petit, sous surveillance des parents, est très bénéfique pour l’enfant. Ainsi lorsqu’il ne dort pas : mettez-le à plat ventre : progressivement, viser 15 à 20 fois par jour, sur une durée de quelques secondes à quelques minutes selon sa tolérance et alterner les variantes (coussin d’allaitement, rouleau de serviette sous le thorax, ...). Vous pouvez inclure cette habitude à la routine des changements de couches.

*Pratiquez le portage (écharpe...)

*Si votre bébé présente un début de plagiocéphalie, il faut, à l’inverse, le stimuler davantage de l’autre côté, afin qu’il tourne la tête de l’autre côté. Pour cela, on peut utiliser la lumière, les objets qui l’intéressent, les jouets qui attirent son attention… Vous pouvez positionner votre enfant par un transfert de poids (exemple : serviette sous le dos), le plus souvent possible sur la région arrondie de son crâne afin d’éviter que la région aplatie de la tête se retrouve en appui (dans vos bras, sur le dos).

Si votre enfant présente une rotation préférée : stimulez le pour l’encourager à augmenter la rotation de son cou du côté́ où le mouvement est le plus limité (maintenir 20/30 sec à chaque changement de couche).

Vous pouvez utiliser une cal bébé (coussin de positionnement latéral) pour coucher votre enfant en sécurité sur le côté sur les temps de sieste par exemple, en alternant les côtés en cas d’aplatissement postérieur ou sur le côté du crâne arrondi en cas d’aplatissement latéral.

La nuit, couché sur le dos, vous pouvez placer une butée (rembourrée) pour que la tête de l'enfant ne puisse « tomber » du côté aplati.

Pour avoir un meilleur recul sur l’évolution de l’aplatissement du crâne : prenez quelques photos cheveux mouillés après le bain (vue du dessus, arrière et côté) ou bien une petite vidéo tous les 7 à 10jours afin de constater l’amélioration, la stabilisation ou bien l’aggravation du méplat.

*N’oubliez pas de compléter bébé en vitamine D (pour les mamans qui allaitent : soyez vigilante à votre propre carence en vitamine D)


En cas d’aggravation de sa plagiocéphalie :

Si votre enfant présente réellement une déformation positionnelle qui s’aggrave au fil du temps, s’il a moins d’un an voire moins de quinze à dix-huit mois, si vous avez tenté en vain les techniques de repositionnement, et si la déformation est toujours nette, vous pouvez commencer à envisager un traitement par orthèse crânienne. Dans ce cas, il faut se tourner vers les différents lieux de soin adaptés et les médecins, prothésistes, orthésistes et neurochirurgiens y travaillant. A noter que plusieurs centres de soins peuvent donner leur avis par mail si vous leur communiquez des photos de la tête de votre enfant.

L’âge idéal pour faire commencer à votre enfant un traitement par orthèse est entre 4 à 7 mois afin de bénéficier de la plus grande période de croissance du crâne, ce qui augmente les chances de récupération et raccourcit la durée du traitement suivant la sévérité de la pathologie. Toutefois, de très nombreux enfants commencent après et arrivent à des résultats très satisfaisants. Les cliniques et hôpitaux ne définissent pas tous le même âge limite de début de traitement. Ceci dépend en particulier de la technique d’orthèse qu’ils utilisent. En général, passés 15 mois, les cliniques refusent de commencer un traitement.

La durée moyenne du traitement est de 4 à 6 mois pour une orthèse dynamique et de 8 à 12 mois pour une orthèse passive. La durée de traitement dépend notamment de l’âge de début du traitement et de la sévérité de la pathologie. Un enfant casqué après un an portera le casque plus longtemps, et avec probablement une moins bonne récupération qu’un enfant casqué à sept mois. A noter cependant que, plus l’enfant est casqué jeune, plus il a des chances d’avoir besoin d’un deuxième casque, en raison d’une plus grande croissance crânienne.

Tout comme avant et pendant le traitement, il est conseillé, une fois le port du casque terminé, de faire un suivi ostéopathique aux moments importants des modifications du crâne (après le traitement pour vérifier que tout va bien, pour ses 18 mois au moment du début de la fermeture des sutures, etc. suivant ce que vous dit votre praticien).


Cabinet d’Ostéopathie Lemarchand Aurélie & Raess Arnaud, Ostéopathes D.O.

17 av Félix Faure 06500 Menton, www.osteopathes-menton.fr

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